Le caporal, le lieutenant et son cheval

Conception / Direction artistique Didier Gauroy et Fabien Varlet
Diffusion : Elodie Loureiro
Texte et mise en scène : Didier Gauroy
Interprètes (distribution franco-allemande) : Tamara Dannreuther, Benoît Ferrand, Ulrich Sommer
Image, programmation, régie numérique : Fabien Varlet
Création sonore : Alexandre Lambelin
Lumières : Frédéric Gibier
Costumes et accessoires : Patrice Romary (Association Nationale d’Etude de l’Histoire Militaire), Bernard Clarisse
 

Production Compagnie Spokoïno Théâtre
Avec le soutien de la Région Champagne-Ardenne et de la Ville de Troyes
En partenariat avec l’Office National des Anciens Combattants et Le Souvenir Français

Le spectacle a été accueilli en Résidence de création au Centre Culturel Didier Bienaimé de La Chapelle-Saint-Luc dans l’Aube et au Théâtre de La Madeleine, Scène conventionnée de Troyes, où il a été créé les 13 et 14 novembre 2014.
Il fait l’objet d’une candidature pour Avignon 2015, à la Caserne des Pompiers, lieu de diffusion de la Région Champagne-Ardenne.

Dossier de diffusion et dossier pédagogique disponibles sur demande.


Vidéo : Spokoïno Théâtre (Tous droits réservés)

Deux soldats se rencontrent. Dans la Somme ou à Verdun ou ailleurs.
L’un est un jeune sous-officier français, André, l’autre est un réserviste allemand, Hermann. Ils vont se parler, se découvrir, se confier mutuellement, combattre et mourir le même jour.
La mère, la maîtresse, l’amante, quant à elles, déploient leurs pensées et leur amour, alors que les souvenirs surgissent, que les sensations s’évoquent, que les désirs s’expriment, avec la souffrance partagée de l’absence.
La Patrie et la Mort, figures allégoriques, apportent leur contribution.

Le spectacle interroge notre humanité, sur ce qu’elle devient face à l’extrême violence, aux événements extérieurs, aux ordres, à la pression, aux bouleversements émotionnels.

Le texte, original, s’appuie en partie sur des archives familiales privées qui nous ont été confiées. La guerre s’incarne pour nous précisément.
En accompagnement de ces documents, nous exploitons des photographies de l’illustré Le Miroir, aux images oscillant entre pittoresque et horreur, aux légendes confinant au surréalisme. Nous les rendons procréatrices, nous entrons dans leur épaisseur, dans leur densité, dans leur secret. Nous voulons qu’elles avouent.
Mais quoi au juste ? Peut-être leur fantaisie occulte, leur fantasmagorie. Une manière de prolonger le regard.

 

En filigrane la peinture de l’époque nous accompagne, faisant le lien entre la déconstruction artistique et la destruction du monde. Nous glissons de l’impressionnisme au cubisme et à l’abstraction, de la déconstruction de la couleur à celle de la forme, abondamment exploité pour le camouflage.

Trois langues sont présentes dans le spectacle : le français, l’allemand, l’anglais. Un surtitrage vient faciliter la compréhension du spectateur et lui permettre de profiter pleinement de la narration.

C’est un poème scénique.
 

 

 

 

Crédits photographiques : Philippe Rappeneau pour les photographies siglées RP (Tous droits réservés) / Fabien Varlet (Tous droits réservés)

 

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