De l’autre côté des rochers qui penchent

Texte et décors : José Mendes
Mise en scène : Didier Gauroy
Création vidéo : Fabien Varlet
Création musicale et régie son : Antoine Reibre
Création lumières : Frédéric Gibier
Musiciens associés à la création musicale : Rémi Leclère et Mickael Demazure
Interprètes : Rémi Leclère, José Mendes, Fabien Varlett

 

 

 

On voudrait le voir devenir forgeron Maalik, ou bien charpentier ou encore paysan.
Mais ses mains ne veulent faire que de la musique.

Chassé de son village, il choisit d’aller de l’autre côté des rochers qui penchent, là où la terre a bu l’eau de la rivière, là où la mort a jeté sa malédiction, là où se trouve le grand arbre blanc, là où vont les fous.

Armé d’un instrument de musique, il parle aux arbres et aux esprits. Il brise les secrets enfouis par le temps et…
A son retour, c’est lui qui conduira son peuple vers la sagesse.

Entre masque et marionnette…

Les traditions théâtrales orientales (Inde, Japon) ont traversé mon parcours de metteur en scène et nourri ma recherche, ma pédagogie, mes spectacles.
Le japon a été jusqu’à influencer mon cadre de vie personnel, mon rapport à la nature, au(x) corps…
Quand il s’est agi, avec l’auteur, de donner forme(s) à « De l’autre côté des rochers qui penchent », toute cette nourriture dormante a fait surface, et conduit nos choix esthétiques et dramaturgiques.
Est ainsi venu le temps des évidences facultatives.

L’histoire est celle de la réalité d’un rêve d’enfant assoupi, la nuit, au pied d’un arbre blanc, quand la surnature vient faire son cinéma au creux du sommeil.

Et puisque les réalités se mêlent…
L’espace entre masque et marionnette s’est ouvert, nous permettant d’imaginer des objets scéniques capables d’embarquer les spectateurs pour un voyage confinant au magique, aux destinations indécises.

Deux traditions ont présidé à nos réalisations, où le bois est prééminent.

Le bunraku, quand les animateurs, vêtus de noir, visages découverts et bouches parlantes, nous proposent des figures animales fantasmatiques, mythologiques, aux pouvoirs…
Le kuruma ningyo, sous les traits de masques « grands comme des corps », où dépassent et s’agitent les bras et les jambes des acteurs.
Le burlesque et le grotesque s’appuient alors sur les disproportions corporelles, à la manière des dessins d’enfants, lorsqu’ils se représentent ainsi que leurs parents comme des « êtres à grosse tête et membres courts ».

Didier Gauroy

 

Note d’intention

Mon premier spectacle jeune public, en tant que comédien, est né au sein de la Compagnie SPOKOÏNO THEATRE, en 1995. C’était pour le Salon du Livre pour la Jeunesse de Troyes et il s’agissait à l’époque d’une adaptation d’OKILELE de Claude Ponti, dans une mise en scène de Didier Gauroy.
Le temps nous a éloignés puis de nouveau rapprochés.
L’Ecriture « jeune public » est devenue une de mes spécialités et c’est tout naturellement que l’envie d’un projet commun est venue.

Je souhaite développer dans l’histoire et dans le spectacle le rapport de l’Homme avec l’un de ses compagnons de vie : l’Arbre.
L’Arbre qui donne le fruit, qui donne l’ombre, qui donne le terrain de jeu, le bois pour l’hiver, pour la maison, pour les meubles et les outils.
Dans cette histoire, l’Arbre aura traversé plusieurs siècles. Témoin discret et muet des jours qui passent, il renferme nombre des secrets des hommes.

Qu’a-t-il à nous raconter ?

Une importance toute particulière est donnée à la lecture sensitive du spectacle.
Des dialogues musicaux entre un comédien-percussionniste et la musique électronique viennent ponctuer et nourrir la narration.
Présence également de personnages articulés sous les traits d’animaux (masques-marionnettes).
Une chorégraphie de jeu et de déplacements pour les comédiens.
Les séquences vidéo créées pour le spectacle donne vie à l’Arbre en tant que personnage de l’histoire.

L’Arbre donne la clé pour résoudre trois mystères qui, touchant aux trois éléments eau, terre, air, font naître  trois créatures.

Est  abordé le thème du cycle de la vie car… l’Arbre fort âgé approche de son dernier souffle. Pour perpétuer la vie et garder un témoin du temps qui passe, il faudra planter une autre graine pour que plus tard…

Le spectacle a des reflets de conte africain ou indien.

Faire voyager pour revenir à soi, c’est un principe que j’applique à bon nombre de mes histoires, un de mes fils conducteurs sur lesquels je vais.

José Mendes
15 décembre 2006

 

Caractéristiques techniques

Spectacle tout public à partir de 7 ans, créé les 20 et 21 octobre 2007 au Théâtre de la Madeleine, Scène Conventionnée de Troyes, dans le cadre du Salon Régional du Livre pour la Jeunesse de Troyes 2007.

Nombre d’artistes sur scène : 3
Durée du spectacle : 48 minutes
Fiche technique détaillée :  sur demande
Espace scénique minimum :
– ouverture : 8 mètres
– profondeur : 8 mètres
– hauteur sous cintres : 3,50 mètres

Le spectacle bénéficie d’une aide à la diffusion en Région Champagne-Ardenne et sur le territoire du Grand Est (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté et Lorraine).

 

Crédit photographique : Fabien Varlet (Tous droits réservés)

 

 

 

 

 

 

 

 

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