L’usine

Texte, mise en scène et scénographie : Didier Gauroy
Vidéo : Fabien Varlet
Assistant création sonore : Alexandre Lambelin
Création lumières : Frédéric Gibier
Interpètes : Agnès Rossinfeld, José Mendes

 

 

Autoportrait

Je suis un spectacle.
Je suis conçu multiple.
Symbole de la rencontre de deux mondes : celui du Théâtre et celui de l’Usine, l’un offrant à l’autre son questionnement décalé, comme une main qu’on tend.
Je suis un travail d’équilibres entre des images captées, capturées et des univers sonores propres aux hommes « industriels » de la métallurgie, et un texte dramatique et poétique écrit dans le tumulte d’une pensée, et de la danse, et une esthétique lumières où le feu reste l’élément dominant.
Je suis tout ça sur un fil.
Et je suis aussi un pont, et pourquoi pas un fil tiré exprès entre l’Aube et les Ardennes, entre deux Départements de la Champagne-Ardenne, pour voyager et se reconnaître.

Je suis un spectacle qui permet d’éclairer le patrimoine industriel qui s’est figé au cours des années, qui s’est vidé de sa classe ouvrière, et qui dresse ses statures imposantes dans les paysages. Les usines donnaient du travail aux hommes, elles étaient utiles, elles sont admirables.
Je suis un spectacle amoureux de ces pierres et de ces espaces restés debout.
Je suis un spectacle de Théâtre qui ne se montre pas seulement dans les théâtres.

 

Note de l’auteur

J’ai connu une femme. Elle était ouvrière et généreuse. C’était la mère d’un ami.
C’est à elle que je pense en écrivant ce spectacle.
C’est aux usines que j’ai pensé en écrivant en 2004 “L’architecture aux nerfs d’acier, art technique et vieilles dentelles”.

Les lignes et les volumes.
Et le voyage des sons heurtant les matériaux. La musique du métal et du béton, et de la machine sur laquelle s’installe souvent une lumière si particulière.

Imaginons…
Je filme dans des usines. J’enregistre des bruits, des sons, de l’activité humaine au travail.
L’action laborieuse ouvrière s’invite au spectacle où danseurs et comédiens font eux aussi leur travail devant les spectateurs.
L’usine va au théâtre.

Des images sont projetées, des voix sont projetées, des sons sont projetés, des lumières et des regards.
Le bruit de la machine, le bras de l’ouvrier, les éclairs du feu viennent s’inviter à la représentation. Le fer, l’acier, le métal en fusion s’installent sur le velours rouge et les dorures.
Le Théâtre accueille.

L’usine, cadre architectural, spatial, humain et social, produit les signes d’une vie. Entité sensitive riche, belle, et violente. Une géométrie globale et mouvante, parfois délirante et fantasmatique.

Imaginons encore…
Des corps en mouvements, des jeux à (de) distance(s), des scènes ou des séquences, et le texte qui dit lui aussi le lien des hommes et des femmes, leur histoire complexe, la réunion – parfois rêvée – des contraires, la séduction, le pouvoir, l’amour et la peur, quand les rapports humains sont contaminés par les rapports de production.

Oeuvre noire, jaune et rouge. Couleurs dominantes sans lumière zénithale.

Didier GAUROY

 

Caractéristiques techniques

Nombre d’artistes sur scène : 2
Durée du spectacle : 1h15
Fiche technique : sur demande

Avec le soutien du Ministère de la Culture / DRAC Champagne-Ardenne et du Théâtre de la Madeleine / Scène conventionnée de Troyes dans le cadre de l’Aide à la Maquette, du Conseil Régional de Champagne-Ardenne / ORCCA, en partenariat avec la Ville de Vrigne-aux-Bois (Ardennes) où la Compagnie est en résidence depuis juin 2006.

Le spectacle bénéficie d’une aide à la diffusion en Région Champagne-Ardenne et sur le territoire du Grand Est (Alsace, Bourgogne, Franche-Comté et Lorraine), aide égale à 25 % du montant HT du cachet, à l’exclusion des autres charges.

 

Crédit photographique : Fabien Varlet (Tous droits réservés)

 

 

 

 

 

 

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